Kheops Technologies : Son expérience de reprise

Kheops Technologies : Son expérience de reprise d'entreprise


Interview de M. Pierrick Gonnet, directeur de la société Kheops Technologies SA,

spécialiste, éditeur et intégrateur de logiciels pour les établissements de santé


 

M. Gonnet, pourriez-vous nous expliquer quelle était votre motivation pour la reprise de la société ?

Tout a débuté en 2012, j’exploitais alors une société informatique spécialisée dans le domaine des ONG dont l’activité avait été fortement impactée par la crise des pays émergents. Je décidai donc de la céder et me mis à la recherche d’une société à reprendre dans le domaine du médical, marché que je considère comme porteur.

Ayant auparavant travaillé dans ce domaine, j’ai fait appel à mon réseau et rencontré le propriétaire et actionnaire majoritaire de l’entreprise Kheops Technologies SA. Ce dernier, approchant de l’âge de la retraite, était en pleine réflexion quant à la transmission de son entreprise.

 

Comment s’est déroulé le processus de reprise ?

Dans un premier temps, j’ai intégré l’entreprise en tant que Directeur, ce qui me permit d’avoir une vision globale de la société, que ce soit sur un plan organisationnel ou humain (clients / fournisseurs), mais surtout d’appréhender les risques d’une opération de reprise. Puis, rapidement convaincu par le potentiel de l’entreprise, j’ai dans un premier temps acquis une part minoritaire de l’entreprise.

En 2014, après une nouvelle phase de négociation, nous avons trouvé un accord et j’ai repris le solde des actions.

Globalement, le processus s’est bien déroulé. J’ai pu m’appuyer sur les conseils avisés d’une fiduciaire. Mais surtout, dès la phase initiale, j’ai pu vérifier la pertinence de mon projet, puisque le plan de développement de nouveaux produits, que j’ai pu mettre en place, a rapidement commencé à générer des bénéfices. L’opération a pu être finalisée début 2015, totalisant ainsi un processus de reprise s’étalant sur 2 ans.

 

Quelle fut votre expérience avec la FAE ?

Je ne disposais que d’environ 20 % de fonds propres pour financer le rachat du solde du capital-actions, ce qui était considéré comme insuffisant par les banques. J’ai donc sollicité la FAE pour un cautionnement de limite de crédit pour boucler le financement de l’opération.

 

Avec le recul quelles furent les principales difficultés ?

En ce qui me concerne, le plus complexe fut les négociations avec les différentes parties prenantes, le cédant, les établissements financiers, les partenaires, les fournisseurs et les clients. Il a fallu multiplier les rencontres afin que je comprenne l’ensemble des contrats qui nous liaient. Cette charge administrative interne fut lourde et contraignante.

 

Quels conseils pourriez-vous donner sur la base de votre expérience ?

Pour ma part, il me paraît important de disposer de solides connaissances de base du domaine d’activité dans lequel on souhaite s’engager et d’analyser avec précision la situation de l’entreprise à reprendre. L’investissement personnel et la patience sont primordiaux. Il est surtout important de bien s’entourer. La pertinence des conseils apportés par la fiduciaire et par la FAE m’a permis de bien mesurer les risques, de mener les négociations sereinement et, globalement, de faciliter les démarches.

 

 

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